Le stylo jetable et la pollution

Ce qui est sûr, c’est que jetable et protection de l’environnement ne font que rarement bon ménage.
A l’heure des emballages, suremballages, des sachets, des dosettes, mais surtout du tout à usage unique, de la bouteille plastique à la lingette nettoyante, en passant par le rasoir et le bon vieux stylo. Même le plus luxueux hier, pour notre cas, le stylo, est clairement devenu un objet quotidien banal avec sa version jetable.
Les plus aisés se pavanent avec des stylos de collection, mais pas forcément. Les plus passionnés également, ceux qui ont le nez creux pour trouver les perles rares en brocantes. Mais le blog s’intéresse uniquement aux stylos pas chers, pas aux stylos de collection, même si dans le fond, il y en a de très jolis.
Non, là où cela pose un réel problème c’est que le concept même d’un stylo qui, une fois terminé, représente son propre poids (hormis son encre) que l’on envoie aux ordures sans aucune forme de procès.
La force des stylos rechargeables, c’est qu’ils ne se contentent que de se départir de leurs cartouches d’encre vides une fois terminées; une recharge, et c’est reparti.
Alors les vendeurs de jetables la joueront « tendance » verte avec des modes de fabrication et des matériaux annoncés plus respectueux de l’environnement, des conditions sociales meilleures. Tout ceci c’est très bien et devrait être le « devoir » de chaque entreprise. Mais il n’empêche que le jetable a ce vilain défaut de représenter une pollution évitable. Pourtant j’en consomme et me dis que beaucoup de mes amis ont laissé pourrir de beaux stylos plumes dans leurs trousses, rechargés à peine une fois ou deux dans leur existence, que ces mêmes stylos ont demandé 4 ou 5 fois plus de pollution que pour fabriquer mon jetable. Mais ce n’est pas non plus une excuse.
Raison pour laquelle dans ce blog, pour moins de 10€, y’aura-t-il peut-être de très bons stylos rechargeables aussi, pas que du jetable.